Il a été rapporté que le réfugié politique Mehmet Toprak, expulsé de Suisse vers la Turquie, a été arrêté après son arrivée à Istanbul puis placé en détention. Toprak aurait ensuite été transféré à la prison de Silivri.
Selon les informations communiquées par ses proches, Mehmet Toprak a été interpellé par les forces de sécurité dès son arrivée en Turquie. Après les procédures effectuées au commissariat, il a été présenté devant un tribunal qui a ordonné son incarcération.
Cette évolution relance le débat autour des évaluations des autorités suisses, qui avaient affirmé lors de la procédure d’expulsion qu’“il n’existait pas de risque direct d’arrestation en Turquie”.
D’après les informations obtenues, des recours juridiques avaient été déposés contre la décision de rejet et d’expulsion prise par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) concernant Mehmet Toprak. Toutefois, le Tribunal administratif fédéral de Saint-Gall aurait également confirmé cette décision. Le tribunal aurait estimé que son renvoi vers la Turquie ne présentait pas de danger sérieux.
Les proches de Toprak affirment cependant que, malgré la poursuite des recours, la procédure d’expulsion a été exécutée rapidement. Des allégations de violences physiques avant son expulsion ont également été avancées. Son entourage affirme avoir constaté des traces de coups sur son visage.
Aucune déclaration officielle n’a encore été faite publiquement par les autorités suisses ou turques concernant ces accusations.
Les réseaux de solidarité avec les réfugiés et les défenseurs des droits humains actifs en Suisse soulignent qu’une augmentation des décisions de rejet visant notamment les demandeurs d’asile politiques originaires de Turquie et du Kurdistan a été observée ces derniers temps.
Les organisations de défense des droits humains indiquent que certaines personnes expulsées sous prétexte d’“absence de risque” ou de “manque de crédibilité” sont ensuite confrontées en Turquie à des arrestations, des détentions et des mauvais traitements.
Les organisations de défense des droits humains avertissent également que le renvoi de personnes exposées à un risque de torture, de mauvais traitements ou de persécutions politiques peut entraîner de graves violations du droit international.


